Quand on prononce le nom de Jamie Dornan, les femmes soupirent tant cet homme est charmant. Ce n’est pas par hasard qu’Hugo Boss l’a choisi pour incarner sa fragrance Hugo Boss The Scent, qui nous invite à vivre une sensualité augmentée. Nous avons rencontré celui qui conjugue élégance décontractée et amour des vraies valeurs.

Vous allez jouer dans la saison 1 de Dr Death, dans laquelle vous incarnez le Dr Christopher Duntsch. Vous aviez déjà interprété un serial killer dans la série The Fall, est-ce que c’est le genre de personnages qui vous intéressent le plus ?
J.D On ne peut pas comparer les 2 personnages, dans le sens où Paul Spector, mon personnage dans The Fall, sait exactement ce qu’il fait, c’est un psychopathe, cibler et tuer des gens est intentionnel, alors que Christopher Duntsch, c’est un chirurgien catastrophique, à cause de son état mental, son abus de drogue et son manque de pratique. 2 personnes sont mortes à cause de lui mais il ne les as pas tuées volontairement.

Comment vous préparez-vous à ce genre de rôles ?
J.D C’est une part amusante dans le fait d’être acteur, d’essayer de se mettre dans la tête de ces gens, même si ce n’est pas une place très confortable, vous en apprenez beaucoup sur vous-même. Et vous réalisez qu’heureusement vous êtes très différent de ces gens mais c’est génial d’avoir la chance de jouer des personnages aussi éloignés de soi.

Vous avez souvent interprété des personnages dans des films ou séries costumés (Marie-Antoinette, Once Upon a time, Robin des Bois, ou plus récemment Death and Nightingales), vous sentez-vous plus à l’aise dans ce type de films ou dans des ambiances plus contemporaines ?
J.D Je ne le recherche pas à tout prix mais de temps en temps, c’est bien, ça vous force à être le personnage, si vous portez quelque chose d’inconfortable, ça vous fait vous tenir d’une certaine façon et ça vous permet de vous mettre plus facilement à sa place. C’est vrai que j’ai fait pas mal de films costumés mais ce que je déteste c’est porter des perruques, à la fin de la journée, tu dis « enlevez moi ce truc de la tête ! »

Vous avez eu l’occasion de tourner sous la direction de Drake Doremus pour son dernier film « Endings, Beginnings », c’est également lui qui signe la nouvelle campagne Hugo Boss The Scent dont vous êtes l’égérie avec Birgit Kos, aviez-vous déjà eu l’occasion de travailler avec lui précédemment ?
J.D Non, mais j’étais un grand fan de ses films, comme « à la folie » qui a été le 1er que j’ai vu. Il faisait partie de ces réalisateurs avec lesquels je me disais « ce serait cool de travailler avec lui un jour ». Et ensuite, il a été choisi pour filmer la campagne Hugo Boss The Scent, nous avons passé un super moment sur le tournage avec Birgit, en Azerbaïdjan, 3 jours avant Noël, c’était fou ! Puis il y a eu « Endings, Beginnings » que nous avons tourné l’année dernière. C’est un voyage fou que j’ai vécu avec Drake, j’adorerais retravailler avec lui encore et encore et encore et je pense que lui aussi.

Quelles anecdotes de tournage voudriez-vous partager avec nous ?
J.D Je me suis retrouvé dans des situations folles avec lui parce qu’il aime l’improvisation. La première fois, c’est terrifiant, je dois faire les 2 premières prises, j’ai le script de 70 pages et j’essaie de m’y tenir, et il dit « on va faire comme ça, ne t’occupe pas du scénario ». Le premier jour de tournage d’« Endings, Beginnings », j’ai envisagé de m’enfuir. Sérieusement ! Mais finalement j’ai aimé ce processus et vous savez, je suis vraiment fier du film !

Dans la publicité Hugo Boss The Scent, vous assistez à un récital du pianiste Ólafur Arnalds. Vous êtes un passionné de musique, quel style de musique préférez-vous ?
J.D Vous voulez entendre un truc vraiment drôle ? Vendredi soir, il y a 5 jours, je suis allé voir Ólafur Arnalds à Londres, il donnait un récital au Southbank Centre. Ma femme avait acheté les billets en ligne. Et donc pendant cette soirée, j’ai eu la chance de découvrir d’autres artistes, 7 différents au total, on passait d’une porte à l’autre, c’était fou ! Donc ma femme m’a vraiment fait adopter le néoclassique et la musique électronique.

Hugo Boss The Scent est un parfum très sensuel. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce parfum ? Est-ce le genre de fragrances que vous portez ?
J.D Je trouve que c’est un parfum très équilibré, qui convient à quelqu’un comme moi, qui veut le porter sans y penser. Je veux un parfum qui me corresponde et me donne confiance en moi sans laisser de sillage envahissant.

Pourquoi avoir accepté d’être l’égérie Boss ?
J.D C’est une longue histoire entre Boss et moi. Avant j’étais mannequin et j’ai fait 4 ou 5 campagnes pour eux, pour leur différentes lignes de vêtements. J’ai dû faire ma première campagne en 2000. Alors quand l’idée de collaborer avec eux est venue pour le parfum, je me suis senti immédiatement à l’aise.

Quelles sont les valeurs de la marque qui vous parlent particulièrement ?
J.D C’est classique et un peu intemporel. Et confortable, c’est une chose importante pour moi. Et puis, c’est masculin. Quand je pense à la marque Boss, je pense forcément à la masculinité et à un grand confort.

A travers votre carrière de mannequin, vous avez déjà été l’égérie d’autres marques de mode. Quels sont vos goûts vestimentaires ?
J.D Je me retrouve plus dans des choses à la fois classiques et confortables, je ne suis pas trop les tendances, je suis plus à l’aise quand je porte un pantalon Chino bien ajusté, un tee-shirt blanc et des baskets blanches. J’aime aussi mettre un beau costume sur-mesure mais j’en porte environ 4 fois par an, pour Noël, les cérémonies, les premières… Concernant le style, je crois que ce sont les français qui s’y connaissent le mieux, ils ont du style, sans faire d’efforts. La nuance est très fine, tu as l’air cool avec cette chemise et hop, tu rajoutes une veste et tu es élégant. J’aime vivre dans ce monde !

Vous êtes absents des réseaux sociaux. Est-ce un choix ou un manque d’intérêt pour le virtuel ?
J.D Les deux peut-être ! J’y étais quand j’ai commencé ma carrière, mais maintenant que j’ai des enfants, je ne veux pas passer mon temps sur mon téléphone. Ça ne veut pas dire que tout ce qui y figure ne m’intéresse pas mais ce n’est tout simplement pas nécessaire à ma journée. Et puis, il y a beaucoup de négativité et de haine. L’an dernier en revanche, après le festival du film de Toronto, j’ai reçu un casque de VR, et ça, j’aime bien.

Vous avez doublé le film d’animation Trolls 2, comment avez-vous trouvé l’expérience ?
J.D Terrifiant, mais j’ai adoré ça. C’est juste que je ne l’avais jamais fait avant, je suis sorti de ma zone de confort. Je me mettais beaucoup de pression parce que je savais que mes enfants le verraient et je le faisais pour elles. C’est moi qui ai demandé à y participer, vous savez ? A ce moment-là, mes filles étaient obsédées par le premier film et je voulais faire quelque chose de spécial pour elles.

Vous vivez à la campagne avec votre famille. Est-ce important pour vous d’être proche de la nature ?
J.D Oui, tout à fait. J’ai grandi près d’une plage, dans une zone rurale avec des champs. Aujourd’hui, je pense que c’est important d’avoir cet espace autour de moi. Nous avons un couple de chevaux, deux chèvres, cinq poules, un lapin et un chien !

Quel est votre rapport à l’écologie ?
J.D Je suis dans un métier qui m’oblige à voyager et ça me dérange parfois, mais c’est inévitable. Alors j’essaie de m’en préoccuper d’une autre manière. Là où nous vivons, nous achetons notre viande au magasin de la ferme par exemple. C’est important que mes enfants voient qu’il y a une alternative plutôt que de prendre la voiture et aller au supermarché. Nous essayons de les sensibiliser à ça.

Crédits photos : Guy Aroch