La série de la semaine : Baron Noir

Avec Baron Noir, Canal + nous a prouvé qu’il est possible de faire des séries politiques françaises tout aussi passionnantes que leurs homologues américaines. La saison 3 réussit encore une fois à saisir l’air du temps.

Kad Merad (Philippe Rickwaert)

Le pitch

Philippe Rickwaert tente encore et toujours de se refaire. Son objectif, la présidentielle, mais il doit comme le coucou, trouver un nid déjà existant et s’en servir de machine de guerre. Les partis traditionnels sont hors jeu, il ne lui reste que la France Debout, sorte de France Insoumise où réussir à se faire nommer seul candidat de la gauche. Pourtant, tout risque de basculer car le populisme peut prendre bien des formes et désarçonner même les plus habiles stratèges politiques.

Le rythme

Encore une fois, les scénaristes réussissent à faire un parallèle avec l’actualité, sans tomber dans le bête plagiat. Nous reconnaissons une configuration politique proche de la nôtre mais ils savent tout de même nous étonner. Le populisme prend un visage très étonnant avec la désagréable impression que cela pourrait également marcher dans le monde réel. Peu de temps mort, l’action est prenante, parfois tordue car on sent que les scénaristes ont concentré en 10 épisodes, beaucoup d’idées qui auraient méritées d’être approfondies.

La technique

Premier point, la ville de Dunkerque est toujours sous le soleil et rien que cela mérite d’être salué. En 4K cela est encore plus subjuguant et nous fait bien comprendre que nous sommes dans un monde parallèle. Nous avons beaucoup apprécié la réalisation toujours aussi rythmée et un excellent jeu d’acteur ce qui n’est qu’un autre nom pour homme politique.

Avis 4/5
La saison 3 de Baron Noir n’est pas parfaite, mais elle mérite le détour. De par la tortuosité de certains points du scénario, les cliffhangers au très bon jeu d’acteur, cette saison nous captive et sa fin ne fait qu’attiser notre faim de nouvelle saison.