La série de la semaine : Hunters

Hunters est une production originale d’Amazon Prime Vidéo et risque de cliver aussi bien par le sujet traité que la réalisation.

Le pitch

Un jeune juif New-yorkais voit sa vie bousculée à la mort de sa grand-mère. Rescapée des camps d’extermination nazis, elle était membre d’un petit groupe de chasseurs qui traquent les dignitaires de feu le IIIe Reich cachés aux USA. Nous n’en dirons pas plus, si ce n’est qu’à cette base, nous aurons droit à une belle conspiration de derrière les fagots.

Le Rythme

La série débute doucement, elle se plait à laisser de l’espace aux différents protagonistes. Nous avons le temps de nous attacher, d’avoir nos préférés et de comprendre plus ou moins les motivations de chacun. Le concept de complot est au cœur de la série, ce qui nous fait souvent douter des gentils chasseurs. Régulièrement, des flash-back mettent en scène les souvenirs des protagonistes ayant survécu aux camps. Ils permettent d’appréhender la monstruosité des camps et de ceux qui animaient sur le terrain la solution finale.

La technique

Rien à redire techniquement, une belle image et une bande son 100 % seventies qui donne envie de balancer son corps. Néanmoins, nous restons face à un OVNI qui nous transporte de l’horreur des camps à une fausse bande-annonce de film. Une touche d’Unglorious Bastard dans la vision tragi-comique de la guerre. Ajoutez à cela des approximations historiques qui se comprennent dans le cadre d’une série, mais peuvent porter à discussion. Toutefois, il est difficile de ne pas apprécier le travail bigarré et assez iconoclaste de la production.

Avis 4/5
Malgré les critiques, cette série sait manier le chaud et le froid, l’horreur et l’espoir. Un travail en profondeur des personnages, du comique, un soupçon de théorie du complot et la vision basculant de l’innocence à la violence d’un jeune juif embarqué dans une histoire qui le dépasse.