La série de la semaine : Ragnarök

Netflix réinterprète la légende du Ragnarök, l’ultime bataille entre les dieux nordiques et les géants, sur fond de village de Norvège, pollué et touché par la fonte des glaces. 

Le pitch

Magne est un jeune homme qui ne brille pas beaucoup et vient vivre avec sa mère dans le village natal de celle-ci. Une famille richissime contrôle totalement la localité et leurs rejetons sont les stars du lycée. Magne se lie d’amitié avec une jeune militante écologiste qui veut mettre sur la place publique la responsabilité de cette famille dans le dérèglement climatique. 

Le rythme

Ce qui ressemble au départ à un thriller écologique fait rapidement place à un fantastique subtil. Magne devient de plus en plus fort, survit même à des accidents sans une trace de blessure et une mystérieuse vieille femme ne cesse de lui faire des références aux dieux nordiques dont Thor. La famille régnant sur la ville se dévoile, apparaissant comme autre chose que de simples industriels, mais bel et bien des géants. Lente à se mettre en place, elle arrive pourtant à maintenir notre intérêt en nous offrant à chaque épisode une progression intelligente. 

La technique

Si vous vous attendez à des effets spéciaux à foison, vous faites fausse route. Nous profitons d’une photographique mettant en valeur la beauté de la nature norvégienne et les dégâts que lui impose l’humanité. La bande originale est très bien menée et colle parfaitement à l’esthétique visuelle et l’ambiance norvégienne et légèrement mystique.  

Avis 4/5
Bien que visant les adolescents, cette série fonctionne très bien. Elle est une allégorie intelligente de l’affrontement entre les Géants modernes qui mènent l’humanité à sa perte et une humanité où la jeunesse joue le rôle des dieux salvateurs. Une réussite signée par le créateur de Borgen qui explore avec subtilité les problèmes écologiques sans tomber dans la facilité.